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Et c'est parti pour 55 kilos!!

  • Photo du rédacteur: sebastien. girard
    sebastien. girard
  • 26 mai 2018
  • 2 min de lecture

Perdus dans la campagne birmane le 3 novembre 2017


C’est à 8h30 que notre guide de trek est venu nous chercher au 360° hôtel de Kalaw. Nous quittons en effet ce matin pour un trek de 55 kilomètres qui nous conduira au lac Inle. Notre guide, un professeur retraité de 64 ans répondant au prénom très birman de James, est vraiment sympas et pas avare d’informations sur tout ce que nous croisons. Il parle à tous les gens que nous rencontrons, nous présente, et, fait cocasse, demande son âge a tout un chacun.




La pause de l’après-midi se fait dans la maison du chef d’un village. Je crois qu’il est temps de bien vous expliquer en quoi consiste une maison de campagne birmane. (Je vous connais, vous pourriez présumer que ça ressemble à chez vous). C’est donc une maison sur pilotis toute en bois et dont les cloisons sont en bambou tressé. Le rez-de-chaussée, sur la terre battue, sert pour l'entreposage et aussi d’étable. A l'étage, une pièce commune et une pièce fermée. Le tout sur un plancher de lattes de bambou ajourées et couvert de nattes. Pas une seule pièce d’ameublement en vue. Nous qui venons de marcher les sept dernières heures, on aurait préféré s’éfouairer dans un chesterfield, plutôt que de nous agenouiller sur une natte en bambou tressée !! Nous prenons le thé avec le chef et sa femme dont il dit qu’elle a l’air plus vieille que lui parce qu’elle a perdu ses deux palettes. Je rigole de bon cœur et je crois que je ne me fais pas une amie de la cheftaine !




Ce soir, nous dormons chez l’habitant (pour employer une expression chère aux français). Notre habitant à nous doit être vraiment prospère puisqu’il a un tracteur dans sa cour. Ce n’est pas pour autant qu’il a l'électricité ou une toilette sur laquelle on peut s’asseoir !! D’ailleurs, notre habitant est si discret qu’on ne croise que son habitante. Ici aussi, même si la maison est en blocs de ciments, il y a un criant manque de mobilier. Ils vivent à terre ! Ils nous ont installé deux matelas au sol dans la pièce commune de l’étage surplombés d’une moustiquaire. Puisque c’est ici qu’on dort : bonne nuit !!



 
 
 

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