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De la belle visite ce matin

  • Photo du rédacteur: sebastien. girard
    sebastien. girard
  • 1 juin 2018
  • 3 min de lecture

Khwai river camp, réserve faunique de Moremi, le 6 novembre 2016

Bon allez on en commence une nouvelle. Toute la nuit, ça a grogné, beuglé et rameuté tout le secteur avec pour résultat que nous ne sommes même pas sortis pisser de peur de tomber sur quelque chose avec beaucoup de poils et des grands chicots!! Ce matin, notre sud-africain de voisin nous dit que ce n’était que des hyènes qui s’en prenait à un hippo; trois fois rien vous comprenez?? Avec la journée que nous avons eue hier, celle-ci a intérêt à assurer autrement. Ça commence plutôt bien je dois dire, nous sommes en train de siroter un café tranquille lorsqu’un éléphant (en fait c’était une) décide de venir nous visiter au campement. Nous sommes bouche bée avec une tasse dans la main lorsque le pachyderme se promène autour de notre camion à 2 ou 3 mètres de nous!!! À vue de nez comme ça, je dirais qu’elle fait 10 pieds sur le dessus de la tête. Pour le poids, je saurais pas dire!! C’est une expérience unique, elle est d’une douceur incroyable et évite le plus petit objet qui se trouve sur sa voie.



Nous quittons déjà ce camp du bout du monde pour revenir sur nos pas et traverser une autre grande partie du parc de Chobe. Nous traversons le secteur de Savuti (qui était complètement booké hier et c’est pourquoi nous sommes allés camper en haut à gauche). Ce secteur et réputé pour ses lions. Ben ils étaient probablement en break. Faut dire que nous y étions vers 11h30 qui est le moment préféré des lions pour ne rien faire (avec les 2 tiers de la journée aussi!!). Nous perdons un peu de temps à les chercher mais passons vite notre chemin. On a pas envie d’arriver encore à 18h30 .. Vite fait bien fait, nous arrivons au campement à 15h15 et constatons que c’est un site de camping complètement sauvage ce qui veut dire sans aucuns services. Moi, je suis prêt à bien de compromis tant qu’il y aura une douche pour me laver matin et soir et un réceptacle de porcelaine sous mes fesses.. Mais ici, rien de tout ça.





Viens ma belle fiancée, j’ai pa signé pour ça. Allons voir s’il y a de la disponibilité à Khwai. Nous y arrivons 20 minutes plus tard et demandons à ce que l’on nous fournisse un terrain de camping. AHH, dommage, on l’a déjà donné. Et c’est quoi mon alternative?? Ben, passez de tente en tente et demandez si vous pouvez partager le terrain de camping. C’est plus facile à dire qu’à faire. C’est un peu gênant. Nous nous apprêtons à ressortir sans demander notre reste quand une jeune femme nous aborde et nous dit que les gens de la réception l’ont mis au courant de notre situation précaire et que ça leur fera plaisir, à elle et son chum, d’accueillir deux québécois à la dérive sur leur terrain de camping. Danke Fräulein. Oui, ils sont allemands.





Nous faisons une petite excursion motorisée d’observation de la faune locale pour nous apercevoir que le coin est vraiment splendide et recèle une faune multiple évoluant dans un décor tout nouveau pour nous. Loin, très loin des paysages désertiques d’Étosha. Ici, ce sont des plaines verdoyantes, de grands arbres et de l’eau en abondance. Nous dînons à l’obscurité discrètement pour ne pas déranger nos hôtes et finissons la soirée plutôt de bonne heure. Depuis le coucher du soleil, nous sommes conscients qu’il se passe pas-mal d’action autour de nous mais croyons que ce sont les babouins. Allez, une dernière visite aux sanitaires avant le dodo. Et c’est en y allant qu’on la voit, ça ressemble à un gros chien bossu et ça a la plus forte mâchoire du règne animal. Une hyène tacheté détale à notre approche mais c’est nous qui avons maintenant la chienne… retour à la tente au pas accéléré et on s’y blottit avec la ferme intention de n’en pas sortir avant l’aube.

 
 
 

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