C'est la fin...
- sebastien. girard

- 23 mai 2018
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 mai 2018
Beijing le 9 novembre 2017
Allez, je vous en fait un petit dernier pour pas vous entendre vous plaindre que je vous laisse tomber avant la fin.
Hier matin donc, nous avons profité des quelques heures qui nous restaient pour nous asseoir tranquillement et regarder le lac sans rien faire. Ben non ! Vous commencez à nous connaître, nous avons épluché le TRÈS complexe cycle des marchés du Lac Inle qui se répètent aux cinq jours selon le calendrier lunaire. Je ne vous mens pas, il y a des pages web consacrées a démêler ça pour les honnêtes gens !!
Ce matin donc, c’est le marché derrière la pagode dont je vous ai parlé avant-hier et qui abrite cinq cacahuètes dorées en guise de représentations de Bouddha. Même si les premières allées sont principalement consacrées aux mêmes souvenirs pour les touristes que l’on voit depuis trois semaines : pipes d’opium, ouvre bouteilles, masques de bouddha etc.


Le cœur du marché et les allées les plus éloignées reflètent vraiment le mode d’échanges qui rythme la vie des gens des alentours. De petits étals sont montés sur de basses estrades et le commerce se fait assis à terre comme d’habitude. Depuis les légumes jusqu’à l’huile a moteur en passant par les poissons et les épices, il y a de quoi se rassasier la rétine et l’odorat !! Au cours de nos déambulations dans les allées, nous tombons face a face avec la première enchérisseuse sur notre commande de bijoux d’hier. Nous lui expliquons gentiment que nous avons octroyé le contrat à la concurrence mais elle se courrouce la birmane. Elle nous dit que c’est bien injuste de ne pas lui avoir donné la job alors qu’elle avait fait déplacer son blother et que même sa modher était prête à mettre la main à la pâte !! Elle a des fusils dans les yeux. Hey !! Les nerf fofolle, moi aussi je soumissionne des jobs pis le les ai pas toutes !!
De retour a l’hôtel, nous avons à peine le temps de boucler nos valises et de luncher que notre bateau taxi arrive. La, ça sent vraiment la fin. Je dois quand même vous glisser un mot sur l’aéroport de Heho qui dessert le lac Inle. Imaginez une gare ferroviaire de campagne et vous aurez une idée des dimensions du bâtiment. La sécurité, que nous supposions assez lousse, ne laisse tout de même pas passer mon couteau suisse que nous avions oublier de retirer de mon carry on bag. Pas de problème, le gars prend mon canif, m’invite a le suivre a l’extérieur du côté de la piste et me demande de replacer ce souvenir d’Innsbruck dans ma valise que j’avise sur un chariot à bagage le long du mur de l’aéroport. C’est pas plus compliqué que ça !! Les passagers qui ont chaud dans la salle d’attente sortent du côté de la piste pour prendre l’air !!! Hep monsieur, oui oui, vous qui êtes allé fumer une cigarette, faudrait voir a revenir il y a un avion qui va atterrir !!
Voila, un autre de nos voyages au bout du monde qui s’achève. Comme a chaque fois, nous nous somme fabriqués des souvenirs indélébiles et avons une fois de plus confirmé que c’est là quelque chose que nous désirons faire ensemble tant que l’on en sera capable et même au delà !! La comtesse est une merveilleuse complice de voyage et nous nous complétons dans nos grande comme dans nos petites forces et nous finissons toujours par nous émerveiller ensemble de la chance que l’on a d’explorer notre monde et de voir ce qu’il a de merveilleux. Les Birmans sont d’une gentillesse incroyable et ce pays n’est pas encore trop envahi par le tourisme pour que les habitants soient blasés de nous voir défiler, blanc comme neige avec nos idées folles de les photographier dans leurs tâches quotidiennes. Ils nous ont reçus, non pas comme l’on reçoit un invité de marque ; ce qui aurait été très bien, non, ils nous ont reçus comme on reçoit de la famille ; ce qui est beaucoup mieux !!



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