Arrivée au Zimbabwe
- sebastien. girard

- 25 juil. 2019
- 4 min de lecture
Ancient City Lodge, province de Masvingo, Zimbabwe le 21 octobre 2018
Ce matin encore il fait froid et nuageux. On vient de quitter l’automne québécois pour retrouver ici le froid et la pluie. Avoir su, on serait allé dans les cantons de l’est, ça aurait coûté moins cher. Nous faisons donc contre mauvaise fortune bon cœur et décidons d’aller faire honneur au petit déjeuner de notre guest house. Bacon, Saucisse qui sourde la graisse quand on la coupe et deux œufs cuits dans l’huile… Vous comprendrez que l’on ne croise pas uniquement des sosies de Charlize Theron sur la rue.
Oui, c’est aujourd’hui que l’on passe au Zimbabwe. Il nous reste 100 kilomètres a couvrir pour arriver a la frontière. Une fois à Musina, la dernière ville en Afrique du Sud, nous faisons les ultimes emplettes. Deux jerrycans de 20 litres et quelques petites choses pour garnir le frigo et la boite de denrées sèches. Les 2 Jerrys cans, c’est pour éviter de nous faire prendre a sec chez nos amis zimbabwéens qui n’ont rien trouvé de mieux a faire que de nous accueillir avec une grave pénurie d’essence. En tout, on a environ 1800 kilomètres d’autonomie. Espérons que ce sera assez ! Sur les derniers kilomètres avant d’arriver a la frontière, nous croisons plusieurs familles de babouins sur le bord de la route entre les baobabs géants.
Tiens la frontière, parlons-en. Il y a des centaines de post sur trip advisor pour dire au bon peuple d’éviter autant que faire se peut le poste frontière de Beitbridge. Même un des convives de la noce d’hier soir : un Afrikaans saoul comme un polonais, nous a souhaité bonne chance avec une petit sourire entendu lorsque nous lui avons parlé de notre projet de la journée. Eh bien tant pis, il y a à peu près six points d’entrée au total sur toute la périphérie du Zimbabwe et notre option la plus proche aurait été de passer par le Botswana pour entrer proche du parc de Hwange. Nous risquons donc le poste frontière de Beitbridge et tant pis pour les avis nous le déconseillant. Donc, vous l’aurez deviné, la frontière entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe est liquide et s’appelle le Limpopo. Pour le traverser il faut bien un pont ; d’où le nom du poste frontière : Beitbridge. Les formalités du côté de la RAS sont assez simples mais de l’autre bord, il semble que ce soit une toute autre paire de manches. Nous, vous commencez
à nous connaître, on a pas trop envie de se faire chier en vacances et c’est pourquoi, lors de nos recherches exhaustives, nous avons appris que le ZTA le Zimbabwe Tourism Authority, a un bureau à Beitbridge et offre un service d’accompagnement pour les westerners comme nous qui ne sont pas rompus à la complexité des poste frontières des pays en développement.
C’est donc un jeune homme nommé Tapiwa qui nous a pris en charge des notre arrivée et nous emmène dans le premier bâtiment sur notre droite. Il porte une chemise du ZTA et a aisément reconnu notre beau Hilux zébré puisque je lui en avait fait la description par texto. Donc, il split le travail en deux et nous demande de remettre 130$ à un confrère qui va aller s’occuper d’obtenir le TIP : Temporary importation permit, pour le véhicule et autres formalités concernant notre bête de somme. De notre côté , nous allons d’abord acquitter le péage du pont (9$), ensuite, ce sont les visas d’entrée au pays (2x75$), et encore une visite à la police pour faire estamper je ne sais précisément quel papier et enfin vérification du véhicule. Ils nous laissent ensuite passer jusqu’au check point ultime ou nous devons encore remettre 2 papiers a l’officier qui nous ouvre grandes les portes de son pays. Et bien nous, on a tout fait en 50 minutes et avons gratifié Tapiwa d’une coupure de 20$. En l’empochant, il nous a dit que ça lui était interdit d’accepter les pourboires☺.
Sur les premier kilomètres en sol Zimbabwéen, nous avons probablement eu la même réaction qu’un américain qui passe au Québec et qui constate l’état des routes. Comment dire ; c’est pas tout a fait dans la même ligue. Nous roulons encore un autre 300 kilomètres sur une route rendue de plus en plus étroite par l’érosion sur chacun de ses côtés et devons sans cesse rencontrer et doubler des poids lourds. Ici, entre les baobabs géants sur le bord de la route, ce c'est plutôt une multitude de carcasses de voitures qui sont laissées à l’abandon et qui rouillent tranquillement dans cette cour à scrap linéaire. Bien que nous ayons lu des mises en garde sur les contrôles de polices envahissants, nous constatons que nous les passons aisément parfois même sans nous arrêter. Les files interminables aux stations service sont quand a elles bien réelles et peuvent s’étendre sur plusieurs centaines de mètres.

Lorsque nous arrivons dans le secteur de Great Zimbabwe, il fait encore gris et frais. Nous oublions donc le camping pour ce soir et atterrissons au Ancient city lodge que nous avions vu sur booking sans toutefois le réserver. Ils nous demandent d’abord 100$ mais nous on en offre 70 et ils ne s’obstine même pas. Ils savent que nous paierons en vrais dollars US. Ben mon ami, on en a pour nos 70 piasses, notre bungalow est de dimension pharaonique et d’un confort parfait. La salle a manger ou nous prenons le repas du soir quant a elle, pourrait faire concurrence à une salle d’opéra.
Allez, à demain c’est la première visite de la vacance. Les ruines de Great Zimbabwe. J’en rêve depuis que j’ai lu l’Alliance de James Michener il y a 25 ans. Je vous détaille tout ça demain.











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