Valladolid le 26 mars 2018
- sebastien. girard

- 3 mai 2018
- 3 min de lecture
Mathilde est montée ce matin vers 7h30 dans le bus qui la mènera a l'aéroport de Cancun et elle fera le trajet du retour seule comme la jeune femme de 17 ans qu'elle est. Ma grande sensible est dans tous ses états de voir ainsi s’éloigner sa grande fille sans qu'elle ne montre le moins du monde qu’elle aurait besoin de sa maman. C'est une nouvelle étape. Son bébé peut maintenant faire des vols internationaux sans supervision.
Bon, maintenant, laissons derrière nous cette satanée station soleil et dirigeons-nous vers le Mexique plus authentique. C'est donc a 40 kilomètres au sud de Playa del Carmen que nous arrêtons notre moteur pour la visite des ruines de l'ancienne forteresse de Tulum. Nous avons pris notre temps ce matin si bien que nous arrivons a Tulum vers les 10h45. Non seulement il fait une chaleur étouffante sous un soleil à broil, mais plusieurs milliers de personnes ont eu la même idée que nous et se massent à la billetterie pour avoir le droit de visiter ces ruines en bord de mer.

Tulum, c'est le Walmart des sites archéologiques du Yucatan. C’est facile d'accès, le site est pas trop grand et ça coûte pas trop cher. Comme ça les madames elles sont bien contentes. Oui mais sans rigoler, sachez que la ville était toujours en activité lors de l'arrivée des espagnols et était l'un des ports les plus importants des caraïbes. Le site est vraiment très beau, sur une falaise surplombant la plage mais il est aussi très peu ombragé et très surpeuplé. Nous nous dirigeons en bas de la falaise pour longer la plage une dernière fois (j'espère), avant de quitter et de nous enfoncer dans les terres.
Nous nous arrêtons 45 kilomètres plus loin a côté de Coba pour essayer une autre Cenote a 3 kilomètres de celle d'avant-hier (évidemment que si tu lis pas tout tu seras pas capable de suivre).. C'est aussi une Cenote fermée et nous descendons un escalier en colimaçon (oui y'en a qui se sont plaint l'autre jour pour d'utilisation du mot hélicoïdal, alors je simplifie ; la prochaine fois tu vas avoir droit a un escalier qui tourne en rond. C'est ça le nivellement par le bas ; surtout quand on le descend l'escalier !)

Bon j'en étais où avant de me perdre entre deux parenthèses ? Ah oui, dans le fond de cette Cenote sphérique a 20 mètres sous terre. C'est aussi beau qu'il y a deux jours et la baignade nous rafraîchit tandis que le lieu nous envoûte. Mais tu penses bien que ça pouvait pas durer et que trois ou quatre mini van sont venues nous déverser leur contenu de baigneurs. C'est toujours comme ça, le vrai bonheur est éphémère. Mais il est vite remplacé par le plaisir et le rire quand tu regarde une japonaise se préparer pour sauter a l'eau. Bonnet de bain rose et lunettes de nage mais la v'là t'y pas qu’elle enfile un gilet de sauvetage comme les agentes de bord te présentent avant chaque décollage. Elle se sert même des petits tubes sur les épaules pour le gonfler et aussi les straps a la ceinture et entre les jambes ; encore une belle preuve que le ridicule ne tue pas !
La route de cet après-midi nous a mené dans la ville de Valladolid. Une collation prise trop tard conjuguée à la chaleur aura raison de nos meilleures intentions et après avoir échangé avec un charmant couple de l'hexagone a l'hôtel, nous nous effondrons dans notre lit pour n'en plus sortir jusqu'au matin.
Fin des émissions.



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