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Uxmal, le cacao et le cenote le 29 mars 2018

  • Photo du rédacteur: sebastien. girard
    sebastien. girard
  • 4 mai 2018
  • 3 min de lecture


C'est vers les huit heures que nous avons quitté le confortable Misión Merida Panamerica pour nous mettre en route vers le site archéologique de Uxmal situé a environ 60 kilomètres au sud de Merida. Ce site est super bien recommandé par notre guide qui propose même aux routards de le préférer a Chichen Itza s'ils n'en ont qu'un à visiter. Nous, on se les tape tous ; il sera pas dit qu'on sera passé à côté de ces merveilleux vestiges sans nous en imprimer la mémoire.



Dès notre entrée, nous sommes accueillis par la pyramide du devin. Une super belle structure dont la base, plutôt que d'être carrée, ressemble à un rectangle, dont on aurait arrondi les coins ; plus on monte et plus la structure prends une forme conique plutôt que bêtement pyramidale. La légende en attribue la construction à un nain aux pouvoirs magiques qui venait d'accéder au trône de la cité (un super little beaver en sommes). Les bâtiments disséminés sur le site sont les mieux conservés que nous ayons vus jusqu’à présent et nous laissent imaginer le plan selon lequel Uxmal avait été érigée. Il y a aussi une autre grande pyramide dont un côté a été restauré et qu’il nous est loisible(tiens un mot compte triple) de monter. Ce que nous faisons évidemment et pouvons contempler tout le site une fois assis au sommet. J'en ai parlé avec la beauté blonde à mes côtés et nous avons tous deux convenus que nous avions déjà vécu des avant-midis plus moches..



En sortant de la visite du site de Uxmal, nous passons devant choco-story, un eco-musée du chocolat. Ben tiens, v'là quelque chose que l'on haït pas (les musée, tu auras compris).. Voici donc ce que l'on nous apprends et que je te refile gratuitement sans même que tu aies à bouger de ton divan. Le cacao est une plante indigène d’Amérique centrale et du sud et les Mayas lui vouaient littéralement un culte. Ils avaient développé une technique pour faire de la fève de cacao une poudre qu'ils transformaient ensuite en breuvage en l’hydratant d’eau ou, lors des cérémonies plus sérieuses, du sang de leurs ennemis sacrifiés (toujours ce petit côté rieur tu trouves pas ?). La fève de cacao avait une telle valeur qu'elle servait de monnaie et les espagnols, après la conquête continuèrent même de l’utiliser en l’indexant sur le real. Si tu as deux sous de mémoire, voilà ce que tu pourras raconter la prochaine fois qu'on t'offrira un boite de Godiva !!

Le pattern commence à être bien rodé ; après un site archéologique, on situe sur le gps le cenote le plus proche pour y aller faire saucette. Un succulent repas pris dans un resto au bord de la route fini de nous mettre dans de bonnes dispositions pour aller nous faire baisser la température dans de l'eau claire et fraiche. Le chemin pour s'y rendre est pour le moins taxant pour notre petite dodge attitude qui peine a faire les deux derniers kilomètres sur un chemin de terre accidenté et crevassé. On se dit que vu le chemin pour s'y rendre, on devrait être presque seuls et que tant mieux pour nous. Surprise !! L'endroit est pris d'assaut par des familles mexicaines et c'est entouré majoritairement de locaux que nous immergeons nos beaux bodys dans une eau à la température parfaite. Encore deux heures de bonheur. Je voudrais pas la ramener avec ça mais à travers nos pérégrinations internationales, on commence a avoir vu pas mal de merveilles de la nature. Pour moi, les cenotes du Yucatan occupe une place dans le top 5 (pas loin de ma blonde dans le plus simple appareil !!)

De retour a Merida, nous sortons dans le centre historique qui a été pris d'assaut par les résidents de la ville et ceux des environs qui sont en congé pour Pâques. La recherche d'un resto s'avère plus ardue puisque tout est plein ou réservé. Nous finissons dans un resto familial local où l’on nous sert 1 kilo de viande mixte avec pour tout légumes leur purée de haricots noirs qui n'est guère appétissante. Nous regrettons le succulent poisson d'hier soir, mais bon, on peut pas être chanceux à tous les coups. Pour ce soir, notre plus grande chance est d'être ensemble, de l’apprécier et de rigoler de tout et de rien jusqu'à notre retour à l'hôtel. Après, nous sommes passés aux choses sérieuses.

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