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Cité Maya de Coba, 24 mars

  • Photo du rédacteur: sebastien. girard
    sebastien. girard
  • 28 mars 2018
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 mai 2018

Wow, quelle journée mais tiens, puisqu’il faut bien commencer quelque part, je vais essayer de prendre ça par le bon bout, le début. Après un frugal petit déjeuner pris au bord de la piscine de ma modeste mais très charmante maison d’hôtes, c’est vers les 8 h 40 ce matin que j’ai avancé la voiture dans le stationnement du complexe hôtelier Viva Wynndham Maya ou logent Julie et Mathilde. Lorsque je les ai vues se diriger vers mon modeste carrosse, tout sourire et belles d’une beauté peu commune, l’astre diurne a pâli. Ce matin nous longeons la côte sur une cinquantaine de kilomètres pour ensuit nous enfoncer dans les terre de la même distance pour aller visiter l’antique cité Maya de Coba.

C’est un site immense qui s’étend sur plus de 70 kilomètres carrés et dont une petite partie seulement a été mis au jour et restaurée. Dès l’entrée, on nous propose de nous louer des vélos ou de nous faire transporter dans des espèces de pousse-pousse à trois roues. Mais foin de ces deux et trois roues, nous ferons la visite sur nos guibolles. Notre itinéraire nous amène très rapidement au pied d’une pyramide entourée de plusieurs autres anciens édifices dont un terrain de jeu de pelote (le premier E est important ici), qui était, pour les anciens Mayas, un sport sacré. Des sentiers s’enfoncent dans la jungle mexicaine et nous font découvrir, au cours de notre ballade de 6 ou 7 kilomètres, des ensembles de bâtiments à différents stades de conservation et de restauration. Mais en nous promenant dans ces sentiers, nous voyons dans la jungle de part et d’autres, des tumulus couverts de végétation qui n’attendent que la truelle et le balai des archéologues pour révéler leurs secrets anciens. A son apogée entre 600 et 800 de notre ère, la cité de Coba était la plus importante de la péninsule du Yucatan et comptait 55000 âmes; ce n’est que vers 1200 que Paris en comptera autant.



La visite se termine par la visite de la grande pyramide. Un édifice de 42 mètres de haut qui se dresse devant nous comme l’Everest s’est jadis dressé devant Edmund Hillary. Un de ses cotés a été désenjunglé (c’est un néologisme) et nous toise de son escalier central aux 113 marches inégales; nous mettant au défi de l’entreprendre et de la grimper (oui bon, allez pas chercher des double-sens où il n’y en a pas).. Allez!! On attaque. L’ascension nous est aisée à tous les trois jusqu’au 68ième degré de ce monumental escalier. Mais à ce moment, la comtesse se retourne pour admirer le chemin parcouru et la paralysie la gagne.


Elle pose son merveilleux séant sur ledit 68ième degré, s’agrippe à une excroissance du 69ième et cesse là sa montée. Brave comme une maman ourse et ne voulant priver sa progéniture de la vue spectaculaire qui ne manquera pas de nous éblouir au sommet, elle m’enjoint courageusement de la laisser là et de poursuivre l’ascension avec Mathilde. Quelques minutes plus tard, nous atteignons enfin le sommet et sommes récompensés par une vue spectaculaire qui ne manque pas de nous éblouir (vous voyez que j’ai de la suite dans les idées; quand je tourne bien une phrase, je vous la sert 2 fois)..




La descente est plus difficile, le maudit grand escalier est très à-pic et le vide devant nous nous appelle. C’est donc très prudemment que nous regagnons le sol sacré de cette cité Maya. Un couple de français qui manifestement n’avaient pas lu le même recueil de sécurité familial que ma belle Julie effectuaient aussi la descente. Lui avec un bébé collé à sa poitrine dans une bandoulière uniquement faite d’étoffe et elle encourageant un petit Eusèbe de 4 ans terrorisé par les 16 étages de vide sous ses pieds. Même moi qui n’ai pas la même notion du danger que la moyenne des ours, je pense pas que c’était une bonne idée. Je suis d’avis que le petit Eusèbe va avoir besoin du secours de la psychologie pour passer à travers ce traumatisme..



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