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On se ballade sur la flotte

  • Photo du rédacteur: sebastien. girard
    sebastien. girard
  • 23 mai 2018
  • 3 min de lecture

Inle sky lake floating hotel le 6 novembre 2016 Premièrement, je voulais vous prévenir que c’en était fini des belles photos qui agrémentaient ma prose au cours des dernières semaines. J’ai rempli ma mini carte SD et ma tablette ne lit pas les cartes standard. Et puis après tout, si vous voulez tout voir, achetez-vous de billets d’avion et faites votre propre voyage !! Cessez de toujours compter sur nous !! (Ce texte a été écrit en voyage et était diffusé par courriel ; raison pour laquelle je m'excusais de ne pas joindre de photos. )

Notre très serviable James nous a négocié les services d’un duo de bateliers pour que nous puissions faire nos visites aujourd’hui. C’est donc deux jeunes birmans au pied marin qui viennent nous querir à huit heures trente ce matin devant le quai de notre hôtel de luxe. Le seul Hic, c’est qu’ils parlent aussi bien l’anglais que je parle Birman. C’est donc par l’intermédiaire téléphonique de James (Encore !!) que nous leur faisons savoir notre programme de la journée.

Nous entamons par le point le plus éloigné de notre périple et nous dirigeons vers le village de InDein. Le lac Inle, quand tu es au milieu, à part quelques pêcheurs extravagants qui pagayent avec une jambe, il n’y a pas grand-chose à voir. Non, ce sont les bords qui sont intéressants. En fait, c’est comme Venise, sans le palais de Doges, sans le pont du Rialto, sans les bâtiments en maçonnerie, sans les italiens et surtout, sans la pizza. Pour le reste, c’est pareil, de l’eau, et des canaux. Nous suivons donc l’un d’iceux (de canal) jusqu’au village de InDein.

Nous débutons notre déambulation dans la galerie couverte de 600 mètres qui mène à la pagode du coin (sur les hauteurs évidemment) et de part et d’autre de ladite galerie, nous pouvons marcher a travers les squelettes plus ou moins dégradés de dizaines de stupas des siècles derniers. Vraiment une belle et agréable visite.

Nous rembarquons dans notre long boat et faisons route vers le village de Jouama dans lequel nous visitons un atelier d’orfèvres (ils travaillent principalement l’argent) où nous pouvons visiter l’atelier de fabrication avant, évidemment, de nous retrouver dans le magasin.



Nous prenons le lunch dans le même village à l’étage d’un restaurant sur pilotis qui surplombe le grand canal (vous voyez bien que c’est comme Venise). Nous usons des moyens que met a notre service la technologie moderne et faisons des capture d’écrans des endroits que nous voulons visiter cet après-midi-midi. Entre deux duos qui ne partagent pas de langue commune, l’usage d’images peut s’avérer on ne peut plus pratique.

Nous continuons donc notre virée lacustre avec la visite d’un atelier de forgerons puis, celle d’un atelier de tissage de la soie et aussi, chose extraordinaire, de la fibre de lotus. (C’est un peu compliqué a expliquer, mais je suis sûr que Wikipedia se fera un plaisir de vous renseigner). Sachez seulement que c’est tellement long simplement de fabriquer le fil qu’un chemin de table en fibre de coton et lotus se vend 900$. (pis là on parle de vrais dollars, des Americans !!)

Ensuite, c’est l’arrêt obligé a la pagode la plus IN du lac. Construite sur pilotis elle aussi, elle abrite, sur son autel central, 5 statuettes de Bouddha d’environ 12 pouces de haut. Depuis une centaine d'années, les fidèles y ont apposé tellement de feuilles d’or, qu’il est impossible de distinguer ne serait-ce que la silhouette de l’Illuminé dans ces petites boules Jaunes. En fait, ça a l’air des grosses peanuts jaunes encore en écailles : c’est la pagode des cacahuètes !!



Sur la route du retour, nous sommes passé par les jardins flottant. Imaginez-vous des kilomètres carrés de culture hydroponique a même le lac. Rang après rang de terreau sur lequel sont plantés des légumes et qui flotte dans un enchevêtrement de racines. Le tout est tenu a sa place par un système assez simple d’étais et de barrières flottantes en bambou bien sur!!.

Nos deux unilingues birmans nous laissent sur le quai de l’hôtel en même temps que le disque solaire s’éclipse derrière les montagnes à l’ouest du lac. (Viens pas me dire qu’une phrase comme ça, ça vaut pas une photo de coucher de soleil).. Nous voilà de retour dans notre cage dorée, il n’y a plus rien à dire !!



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