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On profite de la main d'oeuvre locale

  • Photo du rédacteur: sebastien. girard
    sebastien. girard
  • 23 mai 2018
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 mai 2018

Inle Sky lake floating Hotel le 7 novembre 2017

Deuxième journée complète sur le lac Inle et on se demande bien ce matin ce que l’on va bien pouvoir explorer aujourd’hui. On a tellement été hyperactifs hier que l’on est passé à travers toute la liste du guide du routard pour la côte ouest du lac et il ne reste que deux ou trois cossins sur la rive est. Qu’à cela ne tienne, nous repartons pour le village de Jouama ou se tient aujourd’hui le marche flottant.

Bon, il y a certes un petit marché mais il est sur la terre ferme et il tient plutôt de la galerie marchande pour touristes que du vrai marché. Nous déambulons tranquillement en nous faisant gentiment proposer les mêmes souvenirs stand après stand, vendeur après vendeuse. Mais nous, on a un projet cet avant midi, nous avons un but et nous passons devant ces marchands de pacotilles en gardant toujours a l’esprit la raison qui nous a finalement fait revenir dans ce village.

Puisque vous êtes assidus dans vos lectures et que vous préparez bien sur l’examen que je vous ferai passer la semaine prochaine sur l’ensemble de l’épistolaire, vous vous rappelez que nous avons acheté, au marché de jade de Mandalay, 7 morceaux de jade taillé mais non sertis. Vous vous rappelez aussi qu’hier nous avons croisé dans ce village des artisans joailliers spécialisés dans le travail de l’argent. Vous comprenez évidemment que si l’on combine les deux, nous reviendrons à la maison avec des souvenirs vraiment uniques.

Nous montrons donc d’abord les pierres à une des marchandes de la galerie touristique dont je vous parlais plus tôt. Elle nous fait une estimation a 180 dollars pour sertir les 7 pierres et fournir 5 chaines en argent pour les pendentifs. Ok, mais vous savez madame, nous ne serrions pas des acheteurs intelligents si nous ne comparions pas avec d’autre enchérisseurs. Cette remarque semble la débiner un peu ; d’autant plus qu’elle a appelé son blother en renfort pour estimer la job. Mais bon, c’est nous les acheteurs. Puis en plus, ça fait un peu jobbinneux son affaire. Elle n’a pas pignon sur canal et fabrique dans sa maison (que du reste nous ne voyons pas). Deuxième arrêt dans un atelier en bonne et due forme. Même projet : le sertissage part à 210 dollars sans les chaines et finit a 120 dollars (toujours sans les chaines). Enfin, une dernière visite chez un orfèvre recommandé par la communauté trip advisor et par le routard : première offre : 120$ pour le sertissage et 140 pour les chaines. La négociation se conclue avec un deal a 215 pour le lot. 5 pendentifs avec les chaines et deux boucles d’oreilles. Deal !!! ce sera livré à notre hôtel demain matin.


Nous retraversons le lac pour rejoindre le village qui se trouve directement derrière notre hôtel sur la rive est. Il y a là une réplique à l’échelle 1/3 du pont U Bein en teck au sud de Mandalay. Nous empruntons le pont au bout duquel un passeur nous fait traverser vers le resto le plus économique et typique dans lequel nous ayons mangé ces derniers jours.

Nous louons ensuite des vélos (tiens, on s’était pas encore mû par ce moyen !!) et nous mettons en route dans un petit chemin de terre en pleine cambrousse. Je tiens dans ma main mon GPS ouvert avec l’appli maps me (que je ne saurais trop fortement vous conseiller en voyage) qui indique au milieu de nulle part une piscine naturelle. Et bien 3 kilomètres plus creux dans le bois, nous tombons effectivement sur un bassin de rétention d’un cours d’eau souterrain avec des arbres immenses qui la surplombent et un petit autel dressé a cote (évidemment, ils ne font rien ici sans se placer sous les auspices de Bouddha). Je fais donc saucette dans cette eau cristalline.



A force de pédaler, nous arrivons à l’un des deux vignobles sévissant en Birmanie et montons les coteaux (c’est pourtant pas une pagode) pour rejoindre les installations pour une visite. Bon pour la visite c’est vite fait. Pas de tour du chai mais une superbe terrasse qui surplombe le paysage et où l’on offre des dégustations. Quatre vins nous sont proposés et je les hume d’un nez exercé pour comprendre assez vite que l’on est pas à St-Emilion ni même à Dunham. Je hume et la comtesse a la lourde tâche de goûter et sans grande surprise, il n’y en a pas un pour racheter l’autre !! Si nous devions inventer une pastille de gout pour la SAQ, ce serait fruité jeune et juteux !!

Nous refaisons les 8 kilomètres qui nous séparent du village avec le soleil sur notre droite qui descends tranquillement et qui sonne la fin du voyage puisque c’est aujourd’hui notre dernière journée complète au Myanmar. En effet, notre avion s’envole de Yangon a 23 :50 demain pour le long périple de retour. Mais comme nous sommes des hyperactifs du voyage, nous ne laisserons pas passer la chance de faire encore quelques aventures dignes de mention demain matin..

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