On nous fonce dessus!!
- sebastien. girard

- 2 juin 2018
- 3 min de lecture
Ngepi Camp, bord de l’okavango le 2 novembre 2016.
Enfin!! Nous avons fait la grâce matinée et nous sommes levés après le soleil. Aujourd’hui, nous avons décidé de relaxer. Notre site de camping qui surplombe la rivière Okavango et le caractère sympathique des installations du camp nous invite à se la couler douce. Nous déjeunons donc à notre emplacement et prenons le temps de nous concocter un petit bol de fruits que l’on accompagne de grill cheese. Oui bon, on est pas au Ritz mais les grill cheese sont bien meilleurs à 16 000 kilomètres de chez nous en regardant les hippopotames debuter leur journée.
L’avant-midi se termine au café internet du Ngepi camp et l’on essaie de transmettre les textes et de poster certaines photos. Opération réussie. J’en profite pour me renseigner sur le boulot et me fait répondre que tout est sous contrôle. Ça me donne envie de donner ma compagnie en gestion et de continuer à explorer la planète à la vitesse grand V.
Nous décidons d’aller faire une petite exploration motorisée de la faune locale (game drive) dans une réserve faunique voisine de notre camp. Àprès Étosha nous ne nous attendons pas à grand-chose mais sait-on jamais?? Dès notre entrée, nous apercevons 2 éléphants qui se désaltèrent et se couvrent de boue. À cet égard, saviez-vous que les éléphants, tout comme les caméléons, prennent la couleur de leur environnement. Je m’explique : à Etosha, une poussière blanche recouvre la quasi-totalité du parc. Les éléphants s’en couvrent pour se protéger et prennent une teinte grise pâle. Ici, dans la réserve de Mehanga, le sol est presque noir et les éléphants sont, par conséquent, très foncés. C’est pourtant pas compliqué..
Nous poursuivons notre exploration en suivant la rivière et nous avons le loisir d’observer des chevaux de fleuve (hippos=cheval potamos=fleuve ou rivière ((vous saurez que le grec c’est pas juste des souvlakis pita!!))). Si vous le saviez pas, ça sera 5$ et vous pourrez laisser tomber cette autre perle de connaissance générale lorsque vous irez souper chez des amis la semaine prochaine!! Bon, on revient en Namibie. D’observer donc, les Hippopotames qui se vautrent dans la flotte jusqu’aux narines et se sortent de temps à autre la gueule de l’eau pour nous laisser entrevoir leurs énormes dents et la profondeur de leur gorge.
Pendant ce zieutage éhonté, j’accroche du coin de l’œil la masse énorme d’un éléphant qui quitte le lit de la rivière pour rentrer dans les terres à environ 500m sur notre gauche. Nous virons de bord et fonçons sur la route pour l’intercepter au moment où il la traversera. Il est encore dans les fourrés au bord de la route et j’avance notre camion, mais reste tout même à environ 75 mètres du bestiau. Monsieur prend la mouche et sort du bush en courant (ca court vite un éléphant croyez-moi) et nous fonce dessus!!! OHH merde, la route est trop étroite pour faire un you tern; Je passe donc le reculons et pése su’l gaz pour nous éloigner au plus coupant du pachyderme colérique. Il finit par arrêter sa course mais continue de nous lancer des œillades vilaines. J’ai le palpitant qui veut sortir de la poitrine pendant que ma flegmatique passagère reste de marbre et ne semble pas au courant de ce qui vient de se passer. C’est vous dire combien elle a confiance en son homme!!

De retour au camp, nous nous dirigeons vers le bar et tombons sur Tom et Cathy, deux britiches que nous avons croisés il y a quelques jours à Etosha. Ils ont démissionnés l’un et l’autre et sont partis pour un tour du monde de 11 mois. Ça prend des couilles!! Nous discutaillons jusqu’à 18h et nous revenons à notre campement pour nous griller de la saucisse avec une papillote de patates. Au moment de finir ce texte, un orage gronde dans le lointain et j’ai droit à un son et lumières fantastique. Même les chevaux de fleuve se sont tus. Le crocos eux, se sont fait discrets depuis notre arrivée.
Je monte auprès de la comtesse de Louiseville.
À demain





















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