Mexico c'est parti
- sebastien. girard

- 28 mars 2018
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 mai 2018
C’est un voyage qui s’est organisé à la dernière minute. Ma belle Julie avait envie d’aller parader en bikini sur les plages du sud et a profité de la semaine de relâche de Mathilde pour concrétiser ses envies exhibitionnistes. Moi, vous commencez à me connaître, je souffre grave de la voir partir sans MOI à ses côtés. Donc vous vous doutez bien que nous avons bidouillé un petit quelque chose pour pouvoir se retrouver ensemble sur la terre ancestrale des Mayas. Puisque ma Superbe est déjà dans un tout inclus depuis lundi, je fais le voyage seul aujourd’hui et j’anticipe avec volupté les quelques heures de tranquillité qui me seront données lors des 6 heures de vol d’aujourd’hui.
Ça, c’était avant de m’asseoir à côté de Ronny. Le vol n’est pas plein et nous sommes deux sur une section de trois sièges. Il me crie haut et fort que ça fait bien son affaire puisqu’il a le gabarit pour occuper deux sièges (je comprendrai bien assez vite que parler haut et fort est son mode d’expression favorite). Vous savez bien que j’ai le plus grand respect pour mes contemporains et je ne crois pas que les québécois soient nécessairement plus quétaine qu’une autre nation; mais partout il y a des épais et celui-ci venait de St-Lin. D’abord il me tutoie, j’aime pas qu’on me tutoie quand on me connaît pas.. Moi, je voussoie même les boutonneuses caissières de dépanneur . Il part mal. A l’en croire, Ronny de St-Lin a des intérêts partout, dans l’immobilier, dans une usine d’embouteillage d’eau et il s’en va signer des contrats en Colombie (si tu veux mon avis, il a le style de celui qui fait souvent des voyages en Colombie). Il a des qualificatifs ma foi fort élogieux envers les agentes de bord et, non content de se faire comprendre par ses compatriotes, je suis pogné pour traduire à la stewardess son invitation ouverte à prendre un verre une fois arrivés à Mexico (la honte). Il me demande de l’aider à remplir sa carte de débarquement et interrompt sans scrupule le film que je visionne pourtant avec mes énormes écouteurs sur les oreilles. La goutte qui fait déborder le vase c’est lorsqu’il me propose de m’obtenir une carte d’amérindien pour éviter de payer taxes et impôts pour le reste de mes jours; il comprend pas que je puisse refuser une telle offre… Vivement l’atterrissage et Hasta luego Ronald.
Je récupère une rutilante chevrolet avéo bourgogne à l’aéroport de Cancun et me farcis les 50 kilomètres qui nous séparent de Playa del Carmen à la noirceur. A 22h50, je pose ma valise dans une modeste chambre d’un petit hôtel boutique (selon les standards mexicain) à un jet de pierre du méga resort ou la merveille de Louiseville et la jeune baronne de Repentigny font tourner les têtes. Allez, bonne nuit




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