Le royaume des animaux
- sebastien. girard

- 2 juin 2018
- 4 min de lecture
Namutoni camp, Parc d’Étosha le 30 octobre 2016
Réglons une chose une bonne fois pour toutes, nous nous levons tôt les matins et nous lèverons encore tôt dans les prochains jours car la majorité des animaux que nous sommes venus voir ne se plient pas aux horaires que nous aimerions appliquer à nos vacances. Le matin et la fin d’après-midi sont les périodes les plus fraiches de la journée et c’est à ces moments que l’observation est la meilleure. Aux heures les plus chaudes de la journée, les Lions (des grands paresseux ceux-là; se couches à l’ombre et attendent que le temps passe). Ne parlons même pas du léopard qui est le fantôme le plus rare à croiser dans le parc.
Nous quittons donc pour aller voir ce que la savane africaine a en réserve pour nous en ce beau matin. Depuis hier, nous parcourons le parc en allant d’un point d’eau à l’autre muni d’une photocopie de carte et de notre GPS. Au premier point d’eau ce matin, nous avons fait chou blanc mais au second : Jack pot.. Nous stationnons notre Toyota Hilux dans un bon angle et attendons que se joue devant nous un spectacle à nul autre pareil. Des zèbres et des gnous mais des springboks aussi s’approchent du point d’eau par dizaines d’abord, puis, par centaines, la plaine devant nous est envahie par cette multitude à quatre pattes venue s’abreuver devant nous pour notre plus grand plaisir. Il y en a partout et les zèbres viennent boire jusqu’à dix mètres de notre camion. On en a même l’odeur.
Parlant d’odeur, hier soir lorsque nous sommes allés au point d’eau de Halali camp, il flottait dans l’air la douce odeur de viande corrompue. Ce matin avant de quitter le camp, nous sommes retournés au point d’eau au cas où nous serions chanceux et nous avons eu l’explication.. Une girafe; c’est grand une girafe, était étendue non loin du point d’eau offrant à tout un chacun la vue de sa cavité abdominale grande ouverte. Un bel exemple de sélection naturelle!!!
Après le spectacle des zèbres et des gnous, nous avons fait la route du matin en sens inverse. Comme nous étions déjà passé par là et que nous nous dirigions vers du territoire inexploré, je pésait pas mal sur le champignon. Ben je me suis fait arrêter pour excès de vitesse. En Namibie, Dans la réserve d’Étosha, par un ranger du parc. J’étais pas gros dans mes Calvin Klein!!! Je m’en suis heureusement tiré avec une réprimande et le conseil de réduire ma vitesse. Bien M’sieu!!
Nous avons donc erré dans le parc aux heures les plus chaudes de la journée dans l’espoir d’apercevoir un spécimen de quadrupède dont nous ne nous serions pas encore rassasiés le kodak et la rétine. J’espérais ouvertement pouvoir voir un Rhino. Malheureusement, contrairement au genre humain, les plus gros des animaux se font plus discrets et sont souvent plus difficiles à repérer. Jusqu’à ce que ma chauffeuse me réveille (oui, j’avais piqué un petit somme : à force de se lever tôt vous comprenez??) en décrétant que v’là des éléphants .
Nous, nous sommes allés au Sri Lanka, là-bas, c’est le pays des éléphants; il y en a 5000 à l’état sauvage. Ce qui se pointe devant nous tient plus de la montagne qui marche que des éléphants!!!
Énormes, ils sont éparpillés dans la plaine et vaque à leur activité principale, à savoir : Manger autant de végétation qu’ils en sont capables. Ils vont d’un pas lent et, lorsqu’ils se croisent, se prodiguent des marques d’affection et de reconnaissance. À les voir si doux entre eux, il serait facile d’oublier que le plus petit des spécimens devant nous pourrait aisément retourner notre camion si l’envie lui en prenait. L’un d’entre eux est si grand qu’un zèbre adulte pourrait passer sous sa poitrine entre les pattes avant et arrières. C’est vous dire!!
Nous rallions Namutoni camp vers les 17h30 pour une dernière nuit dans le parc. Nous allons profiter de la piscine pour faire baisser notre thermomètre interne et je vais scèner au point d’eau tout proche. Ca y est, la chance est avec nous… Je cours prévenir la plus belle femme du camp qui se prélasse en bikini et l’enjoint de prendre ses jambes à son cou et de me suivre jusqu’au camion car nous devons aller quérir nos machines a images. De retour au point d’eau, un rhinocéros mâle nous offre sa corne nasale de tous les côtés pour la photo. Nous mitraillons tout notre soul.

Dernier détail concernant le rhino, dans chaque camp, il y a un carnet à la réception que les chasseurs d’images sont invités à remplir pour noter ce qu’ils ont vu et à quel point d’eau, dans le but d’aider leurs contemporains dans leur quête des meilleurs souvenirs. Il est cependant interdit de noter toute info sur les rhinocéros puisqu’ils font encore l’objet d’un braconnage abjecte; car leur corne, réduite en poudre est censé redonner aux vieux chinois leur vigueur sexuelle. Nous pensions avoir un bon emplacement de camping mais ça, c’était avant que n’arrive à coté de nous, deux camions d’overland… bonne nuit quand même.





















Commentaires